Vive la fonte des pôles

Dommage pour l’ours polaire sur son morceau de banquise à la dérive.  Après la séquence qui a ému des milliards de téléspectateurs, selon la formule consacrée, revenons sur terre : la banquise du pôle Nord fond à toute vitesse. Au Groenland qui n’est pas loin, la température a augmenté de 1,5°C depuis 1951 contre 0,7°C dans le reste du monde. 2°C de hausse au compteur planétaire, c’est jusqu’à 6°C pour l’Arctique.

Personne n’a jamais vu le passage du Nord-Ouest devenir navigable (comme cet été 2012) entre les 36 000 îles de l’archipel arctique canadien. Gare aux déprédations, aux dommages sur la culture inuit. Faut-il se résigner à la fin des  igloos, sauf bien entendu dans un futur Inuitpark confié à Disney. Mais tout le monde ne pleure pas. Certains se frottent les mains : les Etats-Unis salivent d’exploiter le zinc en Alaska, les Canadiens l’or, les Suédois le fer, les Russes le nickel. Et tant de compagnies pétrolières comme Exxon Mobil et Rosneft (russe) qui dénichent l’or noir, mais chut, ne le dites pas.

Alors, bientôt la guerre au pôle ? Non car les parts du gâteau arctique sont distribuées. Même si des bisbilles existent entre Etats-Unis et Canada sur le passage du Nord-Ouest emprunté en 2011 par trente-quatre navires (contre quatre l’année précédente). Et bingo ! La Chine travaille à des bateaux pouvant circuler sur la glace.  Les Scandinaves jouent le rôle de sages depuis cinq ans avec le Conseil arctique qui est surtout « scientifique ». Le pôle est bien gardé.

Bienvenue dans l’anthropocène, l’âge de l’homme qui pleure sur les ours blancs.

G.F.

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