Lyon, première « métropole européenne » en France

Le Grand Lyon en bleu dans le département du Rhône

Lyon s’apprête à mener une nouvelle vie. Après son divorce d’avec le département du Rhône qui sera prononcé à la mi-2013, la nouvelle « euro-métropole » va regrouper les cantons urbains et laisser les cantons plutôt « ruraux » au Département du Rhône. La séparation s’est faite par consentement mutuel entre le maire de Lyon, le socialiste Gérard Colomb et le président du Conseil général, Michel Mercier, ancien ministre de N. Sarkozy qui argumente : « Il faut adapter les structures locales aux besoins des habitants. On ne peut plus les organiser sur un schéma qui date de 1789 . » Pour le maire, c’est plutôt accrocher Lyon dans le wagon des métropoles européennes comme Barcelone, Manchester ou Milan.

Adieu le 69 sur les voitures des habitants de la Communauté urbaine lyonnaise ! La nouvelle Métropole d’intérêt européen (Mieu) prévue dans la loi de décentralisation que prépare Marylise Lebanchu obtient un nouveau statut qui nécessite une « loi spéciale pour Lyon » présentée en juin 2013. Michel Mercier reste le patron d’un département, certes, amputé mais aussi peuplé que la Savoie.

Une belle revanche pour Lyon dont Braudel écrivait qu’elle aurait dû devenir la capitale de la France. Une ville qui fut attaquée sauvagement par les révolutionnaires de 1793, jamais reconnue à sa juste valeur par Napoléon qui lui octroya un département de petite taille. Être la première à faire sauter le verrou de la départementalisation : chapeau bas !

Les réjouissances du 8 décembre 2012 peuvent commencer.

 

 

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