L’herbe plus verte chez le voisin : la carte du bonheur

Les vertus comparatives des cartes ont ceci de bien : elles permettent de regarder dans le pré du voisin s’il est plus heureux que nous. Mais n’allons pas trop vite. Comment voir si l’herbe est verte ?

Pour la France, Pierre Côté (voici sa bio) a construit une carte à partir d’un échantillon d’un peu plus de 21 000 « répondants » qui ont complété un questionnaire IRB (Indice Relatif de Bonheur) entre 2010 et le début 2013. Pour déterminer le classement, l’IRB cumule et calcule, pour chaque région, la moyenne de l’auto-évaluation de l’ensemble des répondants.Le résultat IRB pour l’ensemble du territoire français est de 67.50/100.

Sur le site Atlantico, voici les deux premières questions de l’interview qu’on peut lire in extenso ici

Atlantico : L’étude  que vous venez de publier mesure l’état du bonheur des Français dans toutes les régions de l’Hexagone. Par quels moyens avez vous pu obtenir ces résultats ?

Pierre Côté : C’est en l’occurrence assez simple puisqu’ici ce sont les personnes interrogées qui ont répondu directement à un questionnaire concentrant 24 facteurs (accomplissement, santé, travail, famille…) bien définis. Cette étude a bénéficié ici d’un échantillon substantiel (21 000 répondants) qui nous a permis d’établir des données précises régions par régions. En dépit de toutes les technologies, experts et scanners qui existent sur ce domaine, nous avons pensé que la meilleure façon de mesurer le bonheur était encore de demander directement aux personnes concernées. Nous fonctionnons ainsi sur le principe d’auto-evalutation qui nous apparaît comme un marqueur plus révélateur du sentiment de bonheur.

Au sortir de cette étude, peut-on en conclure que les Français sont particulièrement heureux ?

Lorsque l’on compare avec d’autres pays, on observe plutôt un certain pessimisme qui s’illustre dans le chiffre surprenant de la moyenne nationale : 67.50/100 . Quand on met en perspective l’IRB du Québec (77.20) et celui du Canada (76.70) on constate en effet un net écart qui peut s’expliquer par des raisons culturelles. Les Québécois, et les Canadiens dans leur ensemble, ont un caractère généralement plutôt conciliant qui peut expliquer qu’ils s’estiment plus facilement heureux. A l’inverse les Français ont un penchant plus auto-critique et insatisfait qui peut les inciter a s’estimer moins heureux que la moyenne. On peut citer, à titre d’exemple, le palmarès des villes les plus heureuses au Québec, qui nous avait démontré que la localité la plus malheureuse (Longueil) de la région était toujours largement au dessus de la moyenne française avec un IRB de 75.00. Lorsque l’on analyse les 24 « facteurs » déjà évoqués on en trouve 12 sur lesquels les Québécois s’évaluent plus fortement. Je n’aurais pourtant pas tendance à dire que les Français sont particulièrement malheureux, loin de là, mais sont certainement bien plus exigeants envers eux-mêmes, d’où cette note basse qui ressort de l’évaluation. 

Pour le bonheur chez les jeunes et la fin de l’interview : c’est  ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/pessimisme-carte-regions-francaises-plus-malheureuses-pierre-cote-682302.html

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