Les routes fliquées : à bas l’Etat gabelou

(Ci-dessus, la carte des radars pièges, in extenso)

 

Lutter contre l’hécatombe routière est une nécessité. Mais quand l’Etat abuse, faut-il sortir Mélenchon sur le pavé pour lever le poing ?

L’association 40 millions d’automobilistes (qui revendique 320 000 adhérents) a recensé les radars pièges installés dans des situations  ne justifiant pas qu’ils soient là. Même si le chiffre de 26% d’accidents mortels sont encore liés, selon les forces de l’ordre, à la vitesse.

Pour Le Point, certains témoignages évoquent par exemple un radar qui flashe au-dessus de 70 km/h sur une route entre Tours et Le Mans alors que la vitesse est limitée à 90 km/h dans l’autre sens de circulation. Ou encore le radar de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie) sur l’autoroute A41, réputé le plus rentable de France, qui flashe les usagers de la route circulant à plus de 50 km/h à 200 mètres de la frontière avec la Suisse. En 2012, les 4 047 nouveaux radars mobiles ont flashé plus de 21 millions de fois et ont rapporté 730 millions d’euros.

Le flicage des routes pose de nombreuses questions sur les libertés. Parce que l’Etat ne peut pas impunément se transformer en gabelou.

 

Pour aller plus loin (et moins vite) :

– Reconnaître les radars

– L’association Prévention routière estime que le strict respect des limitations de vitesse aurait permis de sauver entre 577 et 1 281 vies en 2011, selon les associations. Selon une étude d’octobre 2012 de l’Ifop, 28 % des Français reconnaissent ne pas respecter les limitations de vitesse. Plus de la moitié explique ce comportement parce qu’ils pensent que la route le permet (53 %), parce qu’ils sont pressés (33 %) ou/et parce qu’ils disent maîtriser leur véhicule (26 %).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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