Une mère perd son fils dans le cyberespace

Source : MyScienceWork

N’avez-vous pas versé votre larme au cri de cette mère qui racontait avoir perdu son fils dans le cyberespace ? Une pauvre mère en colère contre notre jolie Fleur, ministre du numérique qui, avec Aurélie et l’inénarrable Arnaud s’engageaient dans la promotion du jeu vidéo.

Pensez donc ! Son fils de 16 ans « glissait vers l’addiction », était « piégé ». « Le jeu a développé chez mon fils des aptitudes avec lesquelles je ne pourrai jamais rivaliser », raconte-t-elle, mi-fière mi-effondrée : « multi-activité, concentration, collaboration, pensée sémantique. Il joue en équipe et parle anglais toute la journée avec ses partenaires internationaux. L’intensité du jeu et la quantité d’adrénaline qu’il procure sont largement supérieures à la vie quotidienne. Dans ces conditions, pourquoi continuer d’aller au lycée ? »

En voilà une bonne question. Au diable, les cahiers, les livres, les leçons par coeur alors que tout est à portée de clic. Plus besoin de parler à quiconque. Tans pis pour les coups de fil à sa mère puisque tout est sur les forums. Et vous, chers parents, au lieu de raconter vos histoires de gamins dans les squares, ouvrez donc des blogs pour expliquer à la planète entière comment s’est passé le dernier rot du petit.

Comment s’étonner que la mère éplorée qui a perdu son fils, non pas sur le front de Verdun mais dans le cyberespace, ne sache plus comment communiquer avec lui. Qu’elle doive le dénicher dans les cybercafés ouverts 24/24 ou surfant sous sa couette dans sa chambre à pas d’heure. Pas de chance pour son bout de chou désocialisé : aucune place à l’hosto Marmottan spécialisé dans les addictions après 18 ans, liste d’attente à la Croix-Rouge qu’on découvre décidément bien à la pointe…

Affolement général : l’Etat-providence devrait être là. Car la bonne mère réclame l’assistance du ministre de la santé et de l’éducation nationale. Encore heureux qu’elle ne demande pas le secours de notre bonne Christiane. Ben voyons : établissements scolaires, assistantes sociales, maisons de désintoxication, tout devrait être prévu pour parer aux défaillances de cette archi-bonne mère qui en appelle jusqu’au Rebond, au sursaut dans un  journal national. Etre « fière d’être un des leaders mondiaux du jeu vidéo », dit-elle, sans mettre l’avenir des enfants en danger.

Vite une loi, Monsieur Peillon !

 

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