Ce château de cartes des monarchies qui s’effondre

Panique dans les palais royaux ? Après la démission du dernier monarque absolu qu’était le pape Benoît XVI, le départ de la reine des Pays-Bas, celui du roi de Belgique le 21 juillet 2013, jour de la fête nationale, celui de l’émir du Qatar en faveur de son fils, le pouvoir monarchique ne fait plus rêver. Trop compliqué, trop surveillé, trop contesté. On attend avec fébrilité que la vieille reine d’Angleterre se rende compte qu’à 87 ans, elle pourrait aussi confier son trône à son fils impatient de prendre sa part du fardeau. En Espagne, ce sont les scandales qui vont bientôt pousser le roi à passer la main. Et en Suède où le roi n’a pas que des amis ?

Les monarchies vont-elles disparaître ? Les vieux restes sacrés des pouvoirs fondent comme le sucre dans une tasse de café. L’Europe du Nord qui avait snobé la République et gardé ses monarchies de pacotille fait mine de découvrir ce que les Américains ont imposé à l’empereur Hiro-Hito en 1945 : le caractère sacré du pouvoir aujourd’hui vient des urnes.

Après le choc des mots, reste celui des photos. Les images sont encore le principe de légitimité de nombreux « princes ». A défaut de régner par la loi et l’impôt, règnent-ils sur les coeurs et les midinettes. Monaco et sa famille princière abîmée dans les scandales est en train de se faire dépouiller sa superbe par le milliardaire russe Rybolovlev qui installe des Russes aux postes clé de l’AS Monaco. Une manière très efficace de faire de l’entrisme pour dénoyauter le pouvoir de la petite couronne monégasque.

Le Swaziland, le Bhoutan, le Népal, la Thaïlande voient tous leurs pouvoirs monarchiques contestés. Les rois du pétrole aux Emirats et les sultans avec le roi du Maroc font figure d’exceptions confirmant la règle. La légitimité du pouvoir d’un seul ou d’une famille ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Frédéric Mitterrand peut reprendre du service pour faire pleurnicher dans les chaumières.

 

 

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