Les jolis Parisiens (légèrement) inconscients

Crue à Paris

La douceur du climat faisait dire hier à mes voisins de terrasse que Paris était une ville formidable, que nous ne dansions pas sur un volcan « comme à Tokyo » (sic). En comprenant que la jeunesse parlait de « risques », il me démangeait quand même de citer à ces insouciants le dernier rapport de Swiss Re, selon lequel près 400 millions de citadins dans le monde sont exposés aux crues et près de 300 millions aux tremblements de terre. Et que Paris dans la liste des dix villes exposées à des crues (ici, sur les bords de Seine, une crue centennale).

La désolation qui a touché Acapulco ces jours-ci, comme New York en novembre 2012 (tempête Sandy) ou le Japon et son terrible séisme de mars 2011, parait d’autant plus irréelle à Paris que les médias transforment ces catastrophes en spectacles lointains. Un peu comme les mauvais films ou les mauvais rêves dont on ressort rincés mais sains et saufs.

Cela dit, l’Asie est très exposée, notamment la conurbation de Tokyo-Yokohama et ses 57 millions d’habitants, Manille, la capitale philippine et ses 35 millions de résidents et à peu près autant dans le delta de la rivière des Perles (Hong Kong – Guangzhou). Les Suisses ont calculé surtout l’impact financier en jours de travail perdu : 4,5 pour Tokyo, 1,78 pour Hong Kong, 0,93 pour L.A. et 0,46 pour Paris. A multiplier par le nombre d’habitants…

En termes choisis, la résilience urbaine est un débat qu’il faudra bien avoir entre les pouvoirs publics et les citoyens pour ne pas dire qu’on s’est trouvé dépourvus quand la bise fut venue.

 

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