Fiona Pardington au musée du quai Branly: rencontres insolites

La photographe Fiona Pardington fait partie des lauréats 2013 des résidences de Photoquai.
Son oeuvre s’articule autour des rencontres, probables ou non, de cultures différentes.
Me projet « Whakaahua : The Elixir of Sanguine Light », ressemble à une sorte de cabinet de curiosité virtuel où des objets de provenances très diverses se rencontrent. Les monstres ou les créatures étranges avoisinent les éléments lointains. Comme si, du reste, deux lointains se rejoignaient: le lointain de la biologie, avec ce que la tératologie peut proposer, tel ce que l’on peut voir, par exemple, au musée d’Anatomie comparée du Muséum d’histoire naturelle, et le lointain ethnographique, avec des cultures a priori très éloignées de la nôtre. Cela ressemble donc à ce choc des rencontres improbables telles qu’imaginées et défendues, en leur temps, par les surréalistes.

La force visuelle de l’image choisie ici réside dans trois éléments: la composition en bandeau, d’aspect monumental; l’aspect fortement plastique des éléments choisis; enfin, leur juxtaposition visuelle sur un fond noir fait ressortir différences et similitudes. Le crâne sur-modelé mis à côté du pot d’apothicaire, et accompagné du buste grisâtre donne une atmosphère de musée de l’étrange, baigné d’une pénombre énigmatique.

Certains musées favorisent ce genre d’atmosphère, aux frontières du rationnel et de l’imaginaire. Le musée du quai Branly en fait partie.

Exposition jusqu’au 26 janvier 2014
Fiona Pardington.
© musée du quai Branly, 2010
En 2010, les Résidences de Photoquai sont réalisées avec le soutien de la Fondation d’entreprise Total.
Photographe: Fiona Pardington

 

 

 

 

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