Etre là et ailleurs en même temps

Il y a quelque chose de fascinant et d’illusoire dans notre frénésie des nouvelles technologies : nous pensons pouvoir être enfin là où, physiquement, nous ne sommes pas. Les psychologues se raillent un peu de nous en parlant de notre désir du « don d’ubiquité ».

Etre présent partout et en tout lieu, en plusieurs lieux en même temps est un vieux rêve de l’homme. Le courrier, le téléphone et tous les médias qui donnent accès à l’autre participent de ce rêve. Comme les dieux antiques, en nous entourant d’interfaces comme on le fit dans les temples avec la statuaire, la peinture, la musique, le théâtre scénarisé des offices liturgiques.

Aujourd’hui, grâce à Google Street View, nous pouvons nous transporter très loin et explorer tranquillement avec sa souris tout lieu du globe à 360 degrés. Marlène Duretz raconte comment les salariés prennent « la poudre d’escampette tout en faisant semblant d’être absorbé(e) par un épineux dossier au travail » (1). Comment nous pouvons voyager en chambre en déplaçant son « Pegman », personnage en forme de pince à linge qui désigne notre position Et hop, en moins d’une minute, je suis à Barcelone ou à Oulan-Bator… On peut même désormais visiter (virtuellement) de l’intérieur quelques bâtiments : le premier fut l’emblématique tour dubaïote Burj Khalifa en cliquant ici. Nul besoin de prendre l’avion, faire la queue et se payer les frayeurs du vertige.

Faites de même avec la Tour Eiffel, l’Opéra de Paris… Google a de grands projets : Google Cultural Institute donne à voir en très gros détail si on le souhaite 45 000 oeuvres d’art en haute résolution venant de centaines de musées. Marlène Duretz nous les signale sur ce lien.

Ainsi que d’autres sur des voyages virtuels aux Galapagos, des châteaux shogunaux à Kyotô au Japon.

Et elle nous offre de goûter la quiétude de la cabane de l’explorateur irlandais Ernest Shackleton (1874-1922), située au beau milieu de l’Antarctique. Merci Marlène !

 

Circule sur Internet cette photo où l’on voit BHL voulant faire croire qu’il est en Ukraine, en train de se faire photographier sur un tas de (presqu’) ordures… En fait, il s’agit d’un fake comme il en circule beaucoup sur internet mais qui montre comment un intellocrate pourraitvouloir être ici et ailleurs. Pour la bonne cause….

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