Fukushima, le canular du calamar

Passé à la postérité mondiale pour cause de catastrophe nucléaire, Fukushima est un point d’interrogation qui ne cesse de s’épaissir. Les fuites radioactives dans le Pacifique, minimisées par les autorités de Tepco l’opérateur de la centrale de Fukushima-Daiichi, ne cessent d’alimenter les fantasmes des Américains sur la rive Est de l’océan. Tel ce calamar géant en forme de canular sur la plage de Santa Monica (Californie).

On peut rire de cette bonne farce, mais elle rappelle que l’information est le point faible de cette source d’énergie nucléaire qui, faute de données fiables, et qui à force de non-dits et de mensonges (voir la carte dans L’Atlas global, paru aux Arènes) laissent planer le doute sur ce qui se passe réellement. Elle contribue largement à déconsidérer la science. Si les scientifiques portent dans l’opinion leurs divergences, peut-on reprocher à cette même opinion qui n’a pas les éléments pour répondre à la controverse de se méfier ? De ne plus prendre pour argent comptant ce que livrent les « experts » ou les études a fortiori lorsqu’elles sont « américaines » (comme si les « études américaines » étaient plus fiables que les autres)….

Cette carte qui agite la blogosphère présentée comme un hoax donne bien la mesure de la difficulté de communiquer loyalement sur la pollution à Fukushima. Elle rappelle ce que nous décidons affecte les autres pays et qu’il nous faudra bien des régulations mondiales pour gérer ces conflits d’un nouveau genre.

Internet a joué un rôle considérable dans la déconstruction des paroles publiques ou entrepreneuriales, en donnant la possibilité aux populations de poser les termes d’un vrai débat démocratique.

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