Saleté de pollution !

Nous qui n’aimons pas les chiffres, nous reconnaîtrons que certains affichant des millions ou milliards au compteur peuvent créer un électrochoc : ainsi, Richard Hiault dans Le Monde (1) : « La pollution coûte 1 600 milliards de dollars par an à l’Europe ». Des estimations fournies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Evidemment, ces chiffres ne sont pas compréhensibles, ni interprétables sinon qu’ils mettent le doigt où ça fait mal, non pas seulement aux bronches ou à la nature, mais au portefeuille, un de nos outils de mesure définissant nos rapports au monde.

 

L'Europe exposée aux particules fines (Airparif)

L’Europe exposée aux particules fines (Airparif)

L’OMS et l’OCDE publient une première estimation.

Pour les 53 pays auscultés par l’OMS qui baignent, régulièrement, dans la poisse de particules fines, 600 000 décès prématurés et maladies liées à la pollution de l’air, c’est en 2010 « l’équivalent d’un dixième du PIB de l’ensemble de l’Union européenne en 2013″.

L’étude montre que dans dix pays sur 53, le coût de ces maladies pourrait être supérieur à 20% de leur PIB. 90% des Européens seraient exposés des niveaux de particules fines supérieurs aux recommandations de l’OMS. Ce qui veut dire, en 2012 : « 482.000 décès prématurés dus à des maladies cardiaques et respiratoires, à des maladies coronariennes et à des accidents vasculaires cérébraux, ainsi qu’à des cancers du poumon. La même année, la pollution de l’air dans les habitations a encore entraîné 117.200 décès prématurés (cinq fois plus dans les pays à revenus faible et moyen que dans les pays à revenu élevé). »

Comment réduire cette saleté de pollution ?  « La lutte contre la pollution de l’air est devenue l’une des principales priorités politiques. La qualité de l’air sera un thème clef de la prochaine conférence ministérielle « Un environnement pour l’Europe » qui aura lieu en Géorgie en 2016″, pour Christian Friis Bach, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU).

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(1) Source : Le Monde,30 avril 2015

Geographica.net avait déjà publié sur ce sujet en 2014.

 

 

 

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  1. Pierre Chabat

    Lettre au Père Noël,
    Ecosystèmes, nature, air et eau, écologie, êtres vivants, éruptions volcaniques, pétrole et uranium, … la liste est longue de tous ces jouets qui me feraient vraiment plaisir de posséder et de chérir dans mon petit studio raz le trottoir de Bombay, Jakarta, Mexico, Londres ou Paris. Et pourtant, sans qu’ils me soient vraiment donnés, c’est bien quotidiennement que j’en use et les consomme sans m’en rendre réellement compte mais absolument persuadé que sans eux j’en aurais finit d’exister.
    Polluer c’est donc vivre, et mon existence est donc totalement conditionnée au détriment de mon environnement. M’empêché de le faire est m’empêcher de vivre. Au nom de la lutte pour la vie je suis donc définitivement obligé de m’exécuter. Telle est la logique existentielle de l’Homme depuis qu’il a compris sa supériorité de penser sur l’animal et à fortiori sur le minéral. Tout raisonnement qui tenterait d’échapper à ce process est une utopie, une vue de l’imaginaire, une croyance infantile sans application concrète dans le monde du réel.
    L’issue tout de même de cette mécanique destructrice d’écosystème est, comme elle a toujours été, l’adaptation au milieu. Il est vain de croire que sans pesticides, engrais, tracteurs agricoles, industries chimiques et pétrole, nous pourront continuer à nous nourrir, nous déplacer, laver notre linge, communiquer, apprendre et nous cultiver, croitre et nous développer.
    Vraiment, Père Noël pourrais-tu m’apporter plutôt qu’un Kit d’anti-polluant, une pochette d’adaptabilité, instruments et mode d’emploi compris, et si possible additionnée d’une méthode longue durée bien détaillée. J’en ferai, soit en certain un très bon usage et n’hésiterais pas à te dire si ça ou là il faudrait bien la perfectionner. Mon seul souhait est que mes descendants par adaptabilité soient tous doté d’une toison nasale bien hermétique aux nano cellules et les permettent de mieux respirer tout ce mauvais air que j’aurai pour eux et pour l’éternité pollué.

  2. Pierre TRINCOT

    Rien de nouveau sous le soleil.
    Silence radio depuis 1975 quand l’OCDE publiait le rapport Bouladon détaillant que l’Automobile coûtait 3 fois + cher que ce qu’elle pouvait rapporter.
    Bien que l’auteur ne visait certainement que la bagnole,le camion et les motos, nous incluons dans l’appellation toutes les modes de déplacements usant des pneus, ce qui comprend aussi les autocars, avions, cycles et métros …
    Il serait très intéressant que la démarche soit réactualisée 40 ans après.

    Alfred Sauvy écrivait vers 1960 : « La route tue et c’est le RAIL qu’on assassine »
    Comparer aujourd’hui la part de marché du transport individuel et celle du chemin de fer.

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