L’art des rues (street art) à l’honneur

Le site unurth.com propose des œuvres de Street Art du monde entier. En voici quelques exemples:

Un article de Geographica a été publié sur ce thème

(Port-folio initialement publié en janvier 2013)

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  1. Pierre Chabat

    Attention à l’intension !
    Figure et défigure, voici résumé le gros de l’activité humaine sur la planète. Le « tag » urbain et le désherbant rural n’en sont-ils pas la plus belle illustration ? L’harmonie suscite le désordre et vise versa. Point d’équilibre ni de situation médiane, il faut trancher ! Peindre un mur aussi laid soit-il n’est-il pas l’expression de sa simple négation, le désir de le faire disparaitre, l’annuler en quelque sorte avec une farouche volonté de le détruire, et ainsi, le recouvrir d’une création artistique ou d’un graffiti informe, ou tout simplement le laisser se délabrer, ne revient-il pas au même sur le fond. Quand on songe à la richesse de diversité d’un herbage en différentes espèces de plantes et d’insectes, totalement éradiquée au profit d’une quelconque céréale génétiquement modifiée, que l’on cultive avec rage et bienveillance, on finit par se demander si la raison existe encore chez les êtres pensants. Définitivement, la ville, la campagne, l’art ou le créatif, l’intelligent ou le trivial, n’existent plus en tant que tels, le « n’importe quoi » l’emporte tous azimut, certes tantôt joli, tantôt très laid, mais toujours et on dirait surtout, pas en rapport avec l’objet.
    Faire illusion, tromper l’œil et la pensée, sont des méthodes humoristiques destinées à faire sourire et amuser. Lorsqu’elles sont utilisées pour masquer la réalité, ne s’apparentent-elles pas à de la duperie, masquant elle-même de la rouerie ? C’est donc l’intension qui prévaut sur l’acte.
    Pour ce qui me concerne je continuerai d’éviter de fouler du pied les champignons lors de mes promenades forestières, de restaurer les murs dont le crépi s’effrite, et d’exprimer mes talents artistiques dans des lieux et vecteurs dédiés à cet effet.
    Et je continuerai également de m’abreuver des excellents articles de Geographica qui même lorsqu’ils sont plus graphiques que géographiques, ne manquent cependant pas d’intérêt.

    • Merci beaucoup: le street art utilise bien des discours très divers: critique, ironique, contestataire, officiel, humoristique, onirique… c’est ce qui en fait l’intérêt. Il faut le distinguer des tags, qui sont apparentés, mais différents dans leur logique, et qui parfois s’apparentent à du vandalisme. Enfin, c’est un art très géographique car il est toujours situé, fait pour être aperçu d’un certain angle, dans certaines circonstances. C’est pourquoi les géographes s’y intéressent. Le street art prend à contre-pied une culture de la banalité urbaine pour proposer une subversion à mon avis très saine car elle brouille les cartes entre art officiel et art rebelle. Et il y a des gens très talentueux qui utilisent la rue comme support. Parmi les plus connus, Ernest Pignon-Ernest a fait des interventions à Naples notamment qui ont profondément transformé l’ambiance urbaine.

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