Le Brozoufland révélé par des géographes suisses (Saint-Dié-des-Vosges)

FIG – Inauguration de la place du « Brozoufland »

FIG – Inauguration de la place du « Brozoufland »

FIG – Inauguration de la place du Brozoufland

Enfin, le Brozoufland a été révélé par des géographes suisses à Saint-Dié-des-Vosges, lors du 26e Festival international de géographie.

M. Patrick Schmitt (photo, à droite), au nom de la municipalité de Saint-Dié, a inauguré le 2 octobre 2015 la place du Brozoufland en la présence de Jean-François Staszak qui menait l’équipe de géographes genevois. Si vous n’étiez pas là, une petite vidéo de l’événement est visible ici. Quelques jours auparavant, le géographe avait donné quelques révélations dans le quotidien français Libération :

« La campagne brozouflandaise est parsemée de milliers de blocs de béton, pesant 9 tonnes chacun. Ces obstacles antichars vaguement pyramidaux y furent construits entre 1939 et 1945. Les lignes de Toblerone (car leur forme évoque irrésistiblement la confiserie chocolatée) ne sont pas sur la frontière mais en retrait de celle-ci. On a jugé que la ville Neugenf, située qu’elle est en terrain ouvert et sur une position frontalière, était indéfendable. C’est l’idée, empruntée à la métropole, du «réduit national». En cas de conflit, la plaine est abandonnée à l’ennemi et l’armée se replie dans les montagnes, bastion naturel. On a ainsi fortifié les zones les moins peuplées du pays. Ces fortifications n’ont d’ailleurs servi à rien, car le Brozoufland a été protégé par sa neutralité, et, selon certaines mauvaises langues, les intérêts financiers des belligérants. Inutiles aussi les bunkers construits ensuite sous chaque immeuble, pour se prémunir d’une attaque nucléaire lors de la guerre froide. Ironie de l’histoire, ces lieux conçus pour protéger les Brozouflandais servent à loger (on n’ose dire «accueillir») les demandeurs d’asile. »

Pour en savoir plus, c’est ici

 

 

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