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Petite géopolitique judiciaire euro-américaine

On est toujours sidéré des tricheries des grands groupes, mais personne n’est dupe des parties de cache-cache pour faire du cash, à l’échelle mondiale. L’espionnage économique, l’optimisation fiscale, ces pratiques et bien d’autres, ne nous rendent pas dupes. Mais les retours judiciaires accusent de très curieuses inégalités. D’un côté les Etats-Unis infligent des amendes salées aux entreprises européennes : le Crédit agricole a dû accepter de payer 787 millions d’euros pour avoir eu des échanges avec l’Iran et le Soudan ; hier, c’était Volkswagen qui va devoir sortir au bas mot 18 milliards de dollars ; avant-hier, c’était BNP Paribas avec une ardoise fiscale de 9 milliards d’euros, punie de n’avoir pas respecté les embargos et Deutsche Bank 2,5 milliards de dollars. Et l’Europe ? Ne serait-elle pas en droit de réclamer des amendes à General Electric, Apple et, bien sûr, toutes les entreprises californiennes comme Facebook ou Amazon qui contournent les règles fiscales les plus élémentaires ? Les écologistes pointent aussi le fait qu’on devrait infliger des dommages et intérêts à Monsanto au fur et à mesure qu’on interdit ses poisons qui ont fait tant de dégâts environnementaux.

On peut toujours dire que JP Morgan a dû assumer une partie du krach des subprimes en payant 13 milliards de dollars. Côté Europe, après tout, Total et Veolia pratique l’optimisation fiscale. Il n’empêche. Guillaume Maujean remarque que « l’amende est proportionnée à la santé financière des mis en cause – on sanctionne plus fort ceux qui ont les poches pleines » (1) Et qui, suprême offense aux Etats-Unis, ont menti.

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Photo : Amazon, une entreprise qui triche ? Source : Le Temps

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