Le Monde s’africanise

Aux débuts de l’humanité, Lucy et ses amis partirent à la conquête des continents depuis les hauts plateaux éthiopiens. Mais les Africains ont surtout vécu un âpre combat pendant quatre siècles pour faire valoir. Non pas leur soumission aux esclavages intérieurs et extérieurs mais leur énergie à ériger leur art « au rang de langage universel« .

Cette idée du rappeur Oxmo Puccino prend racine aux Etats-Unis dans le Black Power des années 1960. Malcom X rejette l’usage du mot « Negro » au profit de celui d’Afro-Américain. Une manière de reconnaître l’histoire des origines et l’installation sur le sol américain. Aimé Césaire publiait dans la foulée son Discours sur la négritude.

Dans la quête des origines, il y a, pour Katell Pouliquen, la « mythologie de la Terre Mère » qui alimente une culture « afro » dans la musique où l’on mélange les rythmes yoruba, le funk et le jazz, la beauté, la mode… Un « black style » produit au fil des siècles, très inventif dans le textile, la musique, la statuaire, la coiffure.  On aurait pu ajouter la déferlante congolaise avec l’étonnant Staff Benda Bilili qui enflamme la planète depuis quelques années.

Un livre stupéfiant avec des interviews d’Agnès b., Jean-Paul Goude, Saul Williams et Jean-Paul Gaultier : « A Barbès, je suis en ébullition perpétuelle« , on ne peut pas dire mieux.

G.F.

Katell Pouliquen, Afro, une célébration, La  Martinière, 2012

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