Changement climatique : on nous mène en bateau

Si on sait que l’homme a ajouté en dix ans autant de carbone dans l’atmosphère que depuis 1750, on sait moins que la température de surface de la planète n’a pas bougé. Olivier Postel-Vinay (Books, juin 2013, p. 104) s’étonne que le GIEC qui ne cesse ses prêches catastrophistes constate en même temps une stabilisation de la température moyenne depuis dix-sept ans. Une « pause » selon les Anglais du Met Office durera jusqu’en 2017. La communauté scientifique émet des conclusions fausses…

C’est The Economist qui détaille les incertitudes : les aérosols dont on a déjà divisé par deux l’effet de refroidissement de l’atmosphère depuis 2007 ; les particules de suie auraient un impact deux fois plus fort que prévu il y a peu ; la vapeur d’eau ? Les nuages et leur impact ? Le GIEC est incapable de le modéliser. L’absorption du CO2 par les océans ? On ne sait rien si ce n’est que la température de surface des océans monte. Dans un article de la prestigieuse Proceedings of the National Academy of Science, on lit ceci : « Les effets du réchauffement dus à l’homme ont peut-être été surestimés d’un facteur deux pendant la seconde moitié du XXe siècle ».

Pour Olivier Postel-Vinay, la valeur scientifique des prévisions modélisées est « faible ». Parce que les scientifiques ignorent le nombre des variables et ne savent pas les pondérer… Faites toujours des équations !

Le plus grave problème est que ces mêmes faiseurs d’incertitude entraînent les politiques. Eisenhower s’était plaint en 1961 du complexe militaro-industriel. Aujourd’hui, il faut craindre le pouvoir d’intoxication de l’industrie pétrolière. Les politiques sont piégés par « une élite technico-scientifique » : apparatchiks de l’administration, ONG, scientifiques qui veulent avancer dans leur carrière et obtenir de l’argent.

Rupert Darval qui fut analyste à la City écrit sur le « syndrome de dérangement du changement climatique ». Dans les années 1970, les scientifiques alertaient sur le refroidissement. 1988 est l’année où l’on créé le GIEC et où Thatcher pique une colère contre « le changement climatique devant la Royal Society » avant de changer d’avis. 1992 scelle à Rio l’alliance science / politique grâce à deux activistes, Barbara Ward (économiste) et Maurice Strong (ancien chef à l’ONU). Le vice-président Al Gore peut faire sa propagande. Qui ne marche pas dans les pays du Sud qui n’entendent pas sacrifier leur croissance.

Une triste histoire…

 

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A lire : Rupert Darwal, The age of Global Warming, Quartet, 2013

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