Ce que la géographie doit à Armand Frémont

Armand Frémont


Armand Frémont est décédé le 2 mars dernier. Qui était-il? Un géographe qui a su acclimater certaines idées venues des USA à travers la psychologie de l’espace, et l’inventeur de l’expression « espace vécu », expression féconde née en 1976 dans l’ouvrage la Région, espace vécu, qui va inspirer depuis la fin des années 1970 non seulement une bonne partie des géographes français, mais aussi des générations suivantes, en amorçant la bascule d’une géographie très « physique » vers une géographie plus soucieuse de l’imaginaire et des représentations.

Son travail a donc contribué à faire admettre l’idée que le matériau littéraire ou artistique pouvait intéresser les géographes qui, jusque-là, à l’exception notable d’un Éric Dardel, avaient plutôt dédaigné ce genre de sources pour se consacrer à une approche beaucoup plus matérielle, jugée plus « sérieuse ».

Armand Frémont a ainsi ouvert une brèche, comme Paul Claval, pour mettre sur les rails une géographie plus ouverte, plus culturelle, plus soucieuse de l’humain peut-être, en tout cas capable de prendre en compte des dimensions de la vie restée en dehors du champ scientifique.

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