Notre espace vital perturbé par les moucherons

Attirez-les avec une mère de vinaigre

Cet hiver doux de 2013 est bien embêtant. L’autre soir, attablé avec des amis dans un restaurant mexicain, nous chassions les moucherons qui voletaient comme en plein été au-dessus de nos assiettes. Installés dans un restaurant qui n’est pas un bouiboui, nous ne comprenions pas ces bestioles affolées sous la lampe, en train de squatter notre espace de discussion. La propreté du restaurant laissait-elle à désirer ?

Christophe Daugeron, entomologiste au Muséum d’histoire naturelle, se demande si la douceur de la saison n’aurait pas accéléré  la transformation de cocons en adultes, mouches ou moucherons cet automne. Et puisqu’il fait froid de temps à autre, les petites bêtes se réfugient chez nous. Pas de gelée cette année qui leur aurait fait un sort.

Ces moucherons ne seraient-ils pas plutôt des drosophiles, comme se le demande Mathieu de Flores, de l’Office pour les insectes et leur environnement ? C’est-à-dire ces petites danseuses au-dessus des corbeilles de fruits qui mûrissent un peu vite. Et qu’on peut trouver dans les caves humides où les larves se régalent de champignons, dans les pots de fleur humides.La grassette, plante carnivore

La grassette, plante carnivore

Ouvrir sa fenêtre les pousse aussi, notamment lorsqu’on habite en hauteur et, particulièrement, dans les tours.

Pour retrouver votre espace vital sans avoir besoin de dix coups de main pour les attraper, vous pouvez faire pousser la grassette au milieu de votre jardin d’hiver, une plante carnivore qui les attire. Sinon, c’est garanti, vous en avalerez sans toujours le savoir. Comme c’est plein de protéines, vous vous dispenserez de manger de la viande. Bon appétit !

 

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Pour en savoir plus : Le paysage animal, X. De Planhol, Fayard

 

 

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