Un démagogue, ça trump énormément

Donald Trump va donc bientôt être investi en tant que président des USA. On a du mal à entrevoir sa politique concrète, et en même temps, le peu que l’on sache deviner inquiète, c’est le moins que l’on puisse dire. Il s’agit d’un vrai démagogue, qui raconte n’importe quoi pourvu que cela entraîne l’adhésion des masses. On réfléchit après sur les véritables choix. Les dernières interviews accordées à la presse européenne laissent apparaître un personnage assez cohérent dans ses choix finalement, et capable de déstabiliser à tout va pour la plus grande gloire de « ses » USA.

USA prejudices map

Une « carte mentale » du monde vu des USA. Source: le cartable de M. Orain

Les USA sont une sorte de moteur de l’Histoire auto-proclamé, capable d’impulser des mouvements internationaux aux conséquences aussi nombreuses qu’imprévisibles. Ils constituent donc une sorte d’agent géographique de premier ordre, mais dont on sait que, paradoxalement, la plupart des habitants ont des connaissances très floues du monde extérieur. Trump lui-même semble être dans ce cas, qui n’hésite pas comme on sait à utiliser des mots injurieux pour désigner les non-Américains, et a recours à des images grossières pour « mieux » faire comprendre. Mais Trump n’est que l’arbre démagogue qui cache la forêt populiste.

On a l’impression que des fractions grandissantes des populations, américaines ou non, veulent être rassurées, mais rassurées à tout prix. Que le tout sécuritaire soit censé faire oublier la lutte des classe, la misère et la guerre, c’est là une croyance qui fait froid dans le dos. La géographie travaille à expliquer la diversité, mais aussi à la respecter, voire à l’encourager car c’est un facteur de richesse, d’inventivité, de découverte. Mais c’est comme si le grand vent de la mondialisation appelait la tempête populiste qui restreint les droits, ravive les violences et les inégalités, fait remonter de l’abîme les pires réflexes de protection. On construit des murs, à tel point qu’une géographie des murs a émergé, différente de celle des frontières.

Nous ne sommes pas en 1938. Quoique. La situation en France peut aussi laisser songeur. Wait and see

Photo en une: http://time.com/time-person-of-the-year-2015-runner-up-donald-trump/

 

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  1. Pierre Chabat

    Bonjour Monsieur Brice Gruet,
    A mon oncle Picsou, signé Donald…duck.
    Au cirque, ce sont d’abord les clowns qui déambulent tout grimaçants et bien fardés et nous font franchement rigoler. C’est ensuite que le spectacle prend de l’ampleur avec les fauves féroces et salivants, et au degré de leur appétit, souvent se bouffent entre eux dès leur retour en coulisse, mais pas avant d’avoir finement dégusté et mastiqué leur zélé dompteur préféré.
    Pour ce qui est de la carte mentale de M.Orain, au géo-graphisme accueillant, il semblerait que la couleur blanche des pôles suggère une espèce d’attentisme, une imprécision d’appréciation, bref un espace en attente d’affectation. Serait-ce une lacune dans cette noble vision interplanétaire, qui globalement, il faut bien le dire, nous réchauffe franchement. Ou bien cela ne cacherait-il pas une ruse visant à espérer venir piquer le pétrole encore gelé, dès que les moujiks corrompus l’auront extrait armés de leur si rassurantes centrales nucléaires flottantes. Personnellement, j’y vois plutôt une invitation à observer la fonte accélérée de cette glace « bien inutile et gênante» en espérant l’été prochain, dans ces mers très réchauffées, pouvoir y faire « trumpette ».
    Bien cordialement
    Pierre Chabat

    Publié le 18 janvier 2017 à 13:10
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