TGV : la Chine à toute vitesse

Le réseau grande vitesse chinois (plus de 300 kim/h en service). 8 heures pour relier Pékin-Canton

Avec près de 20 000 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse d’ici 2015, la Chine s’est lancée dans la grande vitesse en 2007. Fin 2012, elle a dix fois plus de voies rapides que la France qui a inauguré Paris-Lyon il y a trente ans. Ouverte ce 26 décembre 2012, jour du cent-dix-neuvième anniversaire de la mort de Mao, la seule ligne Beijing-Guangzhou totalise à elle seule plus que le réseau français ! Et bientôt, atteindra Hongkong encore plus au Sud. Huit heures au lieu de vingt-quatre heures pour 2 300 kilomètres.

En juillet 2011, un déraillement du train avait freiné l’équipement d’un réseau très endetté (plus de 250 milliards d’euros en septembre 2012). C’est la crainte d’un ralentissement de l’économie qui a poussé les Chinois à reprendre les grands travaux d’équipement ces dernières années.

Le train n’a pas toujours été très efficace : pannes à répétition, voyageurs exaspérés, accidents, signalisation défaillante. De gros efforts ont été faits. Sur le confort, le TGV chinois dame le pion au TGV français plus étroit et pas aussi bien équipé. Comme le Shinkansen japonais, le TGV chinois a des sièges débrayables qui empêche de voyager dans le sens opposé à la marche. Quant au bruit, il est inexistant ou presque.

Non seulement, la Chine a bénéficié de transferts de technologie par Siemens, Kawasaki et Alstom, mais elle fait mieux. Le XXIe siècle nous réserve des surprises.

 

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