A quoi sert-il de découvrir des galaxies ?

La nouvelle galaxie de l’automne 2013 : z8_GND_5296

La revue américaine Nature nous envoie des nouvelles de ce que nous appelons « l’Univers » dont les astronomes fouraillent les coins et recoins. Et voici qu’on atteint des observations à 700 millions d’années après le Big Bang.

Pour les astrophysiciens, cette lumière étrange en provenance de cette galaxie a été nommée z8_GND_5296. Il lui a fallu 13,1 milliard d’années pour se signaler auprès de Hubble et de l’observatoire Keck à Hawaii. Sur les 43 galaxies potentielles, seule celle-ci donne des preuves chimiques. Quelles preuves ? Celle d’être un « milliard de fois plus massive que le soleil« . Ou encore de créer des étoiles à un rythme cent fois supérieur à celui de la Voie lactée, pouvant expliquer là qu’on puisse la repérer.

Mais surtout, contenant une part importante d’éléments plus lourds que l’hydrogène et l’hélium, elle stockerait des restes provenant de l’explosion d’étoiles ou elle se serait formée dans une région de l’espace pleine de débris d’étoiles anciennes. A moins que la région soit surdense (d’hydrogène ionisé)…

On attendra de Hubble qu’il nous explique ce que les anciennes galaxies font là et on patientera jusqu’au successeur de Hubble, le télescope James Webb qui sera opérationnel en 2018. En attendant, on demande aux philosophes à quoi cela peut-il bien servir de collectionner les nouvelles galaxies et si l’infiniment grand de Pascal nous dérobe de notre bonne vieille tâche de comprendre l’espace terrestre, peut-être plus opaque.

 

 

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